to do or not to do?

to do or not to do?

Je me pose la question suivante depuis un petit moment:
faire ou ne pas faire?

En général, tout commence par:
"Tu peux me faire un petit logo vite fait?"

Le réflexe, pour quelqu'un de créatif, c'est évidemment de penser en 3 secondes que la proposition en vaut la peine, qu'on va faire quelque chose de bien, de créatif, que ça va être vu par d'autres personnes et amener d'autres projets, mais...

La question que je finis par me poser c'est surtout, pourquoi toujours: 
"un petit truc vite fait".

Comme si notre travail était de toujours faire un petit truc vite fait.
Tout le temps.

Vite.

Petit.

Truc.

La vérité c'est que notre job n'est pas de faire des petits trucs vite faits.

Souvent, les gens ont l'air de penser qu'en faisant ce métier, je fais quelque chose qui me passionne. 

Et que du coup, je suis tellement passionné que je vais faire leur truc vite fait le soir, pour rien, simplement pour assouvir cette passion. 

Mon métier n'est pas une passion.

C'est un métier.

Ma passion c'est le soleil, la plage, les vacances, mes enfants, les potes,
le dessin, aller voir des concerts, voyager.

Pour ça, je veux bien rester plus tard le soir et faire des sacrifices.

Par contre mon métier, c'est un métier. 

J'adore ce métier.

Mais j'aime ce métier quand je peux l'exercer de manière réfléchie,
pour qu'il ait un sens et une finalité. 

Quand j'ai justement le temps de le rendre passionnant. 

Le temps.

Le...

temps....

Vous savez cette donnée qu'on n'a plus. Le temps. Le temps de réfléchir. De penser. De prendre du recul. De se dire: "Non ça c'est nul on recommence".

Le temps de prendre le temps de faire son taf. Correctement. Pour qu'il soit reconnu, avant tout par la personne qui nous l'a demandé, ce taf.

Avant, le temps était là. On leur demandait: "Pouvez-nous nous créer une identité?" Et là la machine se mettait en marche. Des jours de réflexion, de dessin, de réflexion, de lecture, de travail, de re-travail, pour y arriver.

À une identité.

Propre.

Juste.

Vraie.

Avant, on faisait les choses, mais on les faisait bien.
C'est ce qui manque un peu aujourd'hui. Le recul, la réflexion, l'envie de faire, le temps de faire.

Curieusement, c'est ce que je ressens souvent quand je rencontre des gens qui cherchent du travail dans le domaine de la créativité.

Comme s'ils avaient intégré le fait que, de toute façon, on ne leur laisserait pas le temps de faire les choses parfaitement, ils en ont toujours moins l'ambition. 

Ou alors ils pensent qu'il suffit de faire des trucs vite faits. 

Et alors, tu le fais mon petit truc? 

Non. Avant je faisais. 

Faire est la seule raison qui fait que tu existes dans ce domaine.

Tu peux tout autant te créer des pages Facebook en t'auto-proclamant photographe, artiste, directeur artistique ou de création, tant que tu n'auras rien fait tu ne seras rien.

Tu es jugé sur ce que tu fais. 

C'est comme ça.

C'est le jeu.

C'est la règle.

Et ce n'est pas moi qui l'ai inventée.

Alors fais. Et comme on ne peut pas tout faire, n'accepte pas de faire n'importe quoi. 

Parce que sur ça aussi, tu seras jugé. 

Et si ton projet est celui de quelqu'un qui fait, refait et refait encore,
alors là je te dirai oui. 

Je te ferai ton truc.

Parce que ton projet fera envie. 

Introvertis, le web vous appartient-il encore?

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happy new year with alka seltzer.

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